
A l’Abattoir, l’artiste dormait à même le sol, sur quelques toiles à tendre, se faisait du thé corsé et ne balayait pas souvent. C’est qu’il était en initiation, ou plutôt en illumination. Chaque œuvre était un acte magique, d’une importance fondamentale - n’avez-vous pas entendu le tissu du temps craquer à cette époque ? Elle s’accomplissait dans un genre de rituel primitif qui mobilisait toute l’énergie du peintre.
Je me voulais des cavernes, c’était le bon temps.